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BIOGRAPHIE .
La vie de Marmontel est bien connue, d'abord par ses Mémoires, ensuite par une abondante correspondance, et enfin par les études minutieuses dont il a été l'objet à la fin du vingtième siècle.

 

L'Enfance.

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La maison familiale de St. Thomas près de Bort

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Le Collège de Mauriac

Il est né à Bort les Orgues le 11 juillet 1723. Son père, Martin, d'origine paysanne, vient du bourg d'Auzers, à 20 km de Bort, et exerce le métier de tailleur d'habits dans la grand'rue. Sa mère, Marianne Gourdes, est d'origine bortoise, et c'est elle qui désira que son fils aîné suive des études. Par contre, son père, lui, ne voyait pas d'un bon œil son goût pour le latin.

A 12 ans, il est admis chez les Jésuites à Mauriac.

A 15 ans, son père le place en apprentissage à Clermont. Mais il quitte rapidement cet emploi et obtient de poursuivre ses études chez les Jésuites tout en exerçant les fonctions de répétiteur pour subvenir à ses besoins. Il envisage alors d'entrer dans les ordres. Il reçoit la tonsure en février 1741 à Limoges.

Puis il se rend à Toulouse poursuivre ses études. Sa fonction de répétiteur lui permet de gagner convenablement sa vie. Il a même les moyens d' aider sa famille.

 

Le Disciple.
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Voltaire

A Toulouse, l'Académie des Arts Floraux organise chaque année un concours de poésie. Marmontel découvre par hasard que ce concours est très richement doté et il décide d'y participer, mais son ode sur l'invention de la poudre à canon n'est pas primée. Furieux, il écrit à Voltaire, lui envoie son œuvre et le prend à témoin.

Voltaire lui répond ! Et l'encourage à poursuivre. Ce fut le début d'une relation suivie entre un maître et son disciple.

Les encouragements seront suivis d'effet: Marmontel remporte un prix de poésie en 1744.

Voltaire lui conseille de monter à Paris et croit pouvoir lui procurer un emploi. Le provincial s'enthousiasme, jette sa soutane aux orties, et en novembre 1745 se présente chez le maître. Voltaire pensait-il être pris au sérieux par son protégé? Le ministre sur lequel il comptait, Mr Orry, venant de tomber en disgrâce, il n'y a plus d'emploi.

 

La Bohème.
Les débuts de la vie parisienne seront difficiles. L'apprenti poète n'a qu'un maigre pécule. Pour passer le temps, au cours du voyage de Toulouse à Paris, il a traduit en français un poème de l'auteur anglais Pope: la Boucle de Cheveux Enlevée. Un libraire accepte de lui acheter son manuscrit pour 100 écus payés en billets. Un épicier accepte ses billets contre de la marchandise. Marmontel achète à l'épicier du sucre pour 100 écus et le charge de le revendre. Le voici capable de survivre jusqu'à la saison des prix littéraires: "en me tenant dans mon lit, j'userais peu de bois l'hiver".

Voltaire lui a conseillé, pour réussir, d'écrire pour le théâtre. Marmontel se lance dans l'écriture d'une tragédie, relie ses classiques, obtient par l'intermédiaire de Voltaire, ses entrées au Théâtre Français qu'il fréquente assidûment.

Il remporte en 1746 le prix de l'Académie Française ( 500 livres ), ce qui lui permit d'écrire sa première tragédie: Denys le Tyran.

 

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