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BIOGRAPHIE .page 3

A la Bastille !

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Alors qu'il possède enfin la situation enviable (et enviée) à laquelle il rêvait, il va commettre une bévue impardonnable: il sera, fin 1759, accusé d'avoir produit une parodie de la tragédie de Corneille, Cinna, destinée à se railler du Duc d'Aumont. En était-il l'auteur ? A-t-il seulement participé à la propagation de la satire ?

Sa punition: 11 jours de prison : entré à la Bastille le 28 décembre, il sera libéré le 7 janvier. Et, bien plus grave, le Roi lui retire le Mercure.

Vive les Vacances.
Marmontel a consacré tout son temps pendant 2 ans au Mercure. Le voici, maintenant, libre de se faire inviter à la campagne par ses relations. Il a sauvé du désastre une petite pension, et ses contes moraux, maintenant publiés en recueils, obtiennent un succès croissant.

Il va même profiter de cette liberté pour s'offrir un long voyage vers cette province qui a si bien répondu à son appel: Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Aix, Marseille, Toulon, et Genève où il retrouvera Voltaire.

 

A la conquête de l'Académie.
A son retour à Paris, il gagne le prix de poésie de l'Académie pour son Épître au poète. Il poursuit sa traduction de la Pharsale de Lucain et met beaucoup de soin à rédiger sa Poétique Française, qu'il dédicacera au Roi.

En décembre 1763, après plusieurs échecs, il est élu, à 40 ans, à l'Académie Française. Il signera désormais, sans modestie, " l'un des quarante "...

 

Bélisaire.
belisaire-n.jpg (8433 octets) En octobre 1765, à la suite d'une mauvaise grippe, Marmontel se croit atteint de la tuberculose qui a entraîné la mort de ses parents et de bien d'autres membres de sa famille. Il décide alors de se lancer dans l'écriture d'un ouvrage majeur qu'il considère comme son testament littéraire.

Bélisaire, qui paraît début 1767, est une sorte de bréviaire pour un roi. C'est un cours sur l'art de gouverner pour un Prince du siècle des lumières. Pour lui, l'égalité, la liberté, la sagesse, le progrès social ne dépendent pas d'un système de gouvernement mais de la bonne éducation du Prince.

Il s'est entouré de bien des précautions: expédition de l'ouvrage aux princes éclairés d'Europe: Suède, Prusse, Pologne, Russie; obtention d'un privilège royal. Bélisaire sera condamné par la Sorbonne, mais recueillera cependant un très large succès.

 

De la Musique.
Peu avant son élection à l'Académie, Il fait la connaissance du Comte de Creutz, ambassadeur de Suède, grand amateur de musique, qui le présente à Grétry. Celui- ci cherche un auteur connu capable de lui écrire des livrets d'opéra-comique.

Marmontel avait déjà eu l'occasion d'écrire en 1751 pour l'opéra avec Rameau:  Ils écrivirent ensemble la Guirlande, puis Acanthe et Céphise dont on donna 14 représentations.

C'est en adepte de la musique italienne qu'il collaborera avec Grétry, puis avec Niccolo Piccinni. Celui-ci s'installe à Paris en 1776. Dans la bataille des deux musiques, celle de Gluck et celle de Piccinni, Marmontel sera à la tête des partisans de l' Italien.

 

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